Table ronde « Les cinémas de Turquie : La question de l’Autre »

Table ronde organisée dans le cadre de la 4e édition de la Semaine des Arts
et Médias et du 16e édition du Festival de Cinéma de Turquie à Paris (FCTP)
Organisée en partenariat avec  l’Université Sorbonne Nouvelle

Mercredi 13 Mars à 14h
Université Sorbonne Nouvell
Amphithéâtre D 02
Campus Censier
13 rue Santeuil, 75005 Paris

Animée par:

Kristian FEIGELSON, professeur des universités et directeur de recherche à l’IRCAV et
Deniz İNCEOĞLU, doctorante à l’IRCAV à l’Université de Sorbonne Nouvelle et représentante du FCTP

Avec la participation de:

Necati SÖNMEZ, producteur et réalisateur de film documentaire, directeur du «Festival Documentarist»

Yilmaz ÖZDİL, docteur en cinéma et Professeur assistant à l’Université d’Artuklu à Mardin

Sibil ÇEKMEN, doctorante en cinéma à l’Université de Lyon 2

Mehmet ÖZTÜRK, documentaliste et réalisateur de fiction. Professeur à l’Université de Marmara, Istanbul

Ayşe TOY PAR, Maitre de conférences à l’Université de Galatasaray, Istanbul

Le secteur cinématographique en Turquie connaît des crises successives à partir de 1970, qui s’aggraveront au début des années 1990 avec l’arrivée des sociétés de distributions américaines sur le marché turc. A partir de 1994, période où le cinéma turc perdait ses spectateurs, la Turquie a produit des films réalisés sur les propres efforts de ses réalisateurs incarnant un nouveau cinéma d’auteur, aidé par les co-productions internationales et les subventions d’Etat. D’autant plus qu’après 1990, la conscience d’une identité nationale s’étant affaiblie, ce cinéma d’auteur commença à mettre en scène des questions souvent taboues portant sur le rapport à l’autre ou redéfinissant une altérité beaucoup plus multiculturelle. Dans le cadre d’un système d’Etat-Nation, légitimant une République avant tout laïque, une partie de la société turque grâce à ce cinéma de « l’autre » prit conscience de questions devenues plus visibles à l’écran : surtout celles de ses minorités ethniques ou religieuses (arméniennes, alévis, juives…) et les kurdes. Nous avons donc pour but de discuter sur ces questions qui restent souvent tabous et indiscutables en Turquie. Comment un cinéma indépendant peut mettre en avant des questions identitaires participant à cette création d’une altérité ?

Comment comprendre la prolifération de films traitant de thématiques plutôt taboues à partir des années 1990 d’autant plus que le traitement rapporte de nombreux prix à ces auteurs indépendants dans festivals internationaux? Comment ces films circulent ou sont soutenus sinon subventionnés selon les périodes par la Turquie ou encore dans le cadre de coproductions touchant plutôt aux films de la diaspora ? Est-ce que par exemple en traitant ces questions d’identité, certains réalisateurs ont pu réussir à sortir des stéréotypes dominants ? De quelle manière si l’on analyse le processus de production filmique de l’écriture scénaristique à sa diffusion en prenant en compte les contraintes de la censure?

Ca serait donc indispensable d’étudier le rôle crucial du cinéma dans l’ambiance politique de Turquie, ainsi que sa situation, en s’interrogeant comment ce dernier pourrait vivre et survivre.

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